Le Village de Trôo (41)

 

Il se situe à :

- 6 km de Montoire, son chef-lieu de canton,

- 25 km à l'Ouest de Vendôme, son chef-lieu d'arrondissement

- environ 250 km de Paris,

au sein du département du Loir-et-Cher.

Sur le plan topographique, l'arrivée sur Trôo est assez surprenante dans cette vallée du Loir aux reliefs adoucis. Un escarpement donne à ce village un aspect très pittoresque.

Trôo - vue générale

Historiquement parlant, Trôo, dont l'importance est grande dès l'époque gauloise, fut une place très disputée à la fin du XIIème siècle, lors des combats qui opposèrent Richard Cœur de Lion à Philippe Auguste. Les vestiges d'une architecture militaire, religieuse et civile en témoignent.

Un seul coup d'œil permet de constater que Trôo s'étage sur 3 niveaux distincts.

En bas, c'est le village bâti dont les plus vieilles constructions appartiennent à l'époque médiévale. Plusieurs édifices d'autrefois sont restés présents.

la maladrerie Sainte Catherine La maladrerie Sainte Catherine avec ses vestiges d'arcs romans. Ces importants pans de murs rappellent le temps où l'on y admettait les pèlerins malades qui se rendaient à Saint Martin de Tours et plus tard à Saint Jacques de Compostelle.
Le Château de la Voûte : deux vieilles tours témoignent encore aujourd'hui que ce lieu était habité dès le XIVème siècle. Il fut la demeure, en 1547, de Jeanne d'Albret et Antoine de Bourbon, roi de Navarre et duc de Vendôme, parents de Henri IV.

Au XVIIème siècle, le château devint la propriété de Paul de Jouffrey, qui fut Maire et bienfaiteur de son pays et de la paroisse, comme en témoigne une plaque située dans l'église. Il offrit en 1823, la cloche de la Collégiale. Reconstruit au XIXème siècle, le Château de la Voûte est maintenant un confortable manoir.

Le Château de la Voûte

L'étage moyen : l'habitat troglodyte. Les constructions qui suivent, de nos jours, les bords du Loir ne parviennent pas à cacher les nombreuses caves qui trouent littéralement la falaise sur sa face sud. La cité est d'ailleurs censée tirer son nom de la prononciation du mot "trou" par les occupants anglais.

maison troglodyte maison troglodyte

Des ruelles qui serpentent et des escaliers abrupts permettent d'accéder à ces habitations creusées dans la roche. Les caves sont spacieuses, idéalement orientées et dotées d'une fantastique vue sur la plaine du Loir. L'histoire des lieux nous apprend que l'homme semble avoir occupé le promontoire rocheux dès le néolithique. Toutefois, c'est seulement avec les premières invasions normandes que les caves semblent faire leur apparition.

Dans la rue Haute, s'ouvrent aussi les entrées de ce que localement on appelle les cafforts (caves fortes).

C'est à côté d'un lavoir souterrain établi lui aussi dans une grotte, que l'on pénètre dans un très ancien réseau de carrières qui s'enfonce au plus profond de la butte. La nature de la pierre calcaire, très tendre, a permis ce travail gigantesque. Mais nul ne peut encore maintenant donner une explication définitive sur l'origine des cafforts. Quelques sources intérieures ont pu les amorcer, mais la grande partie semble bien être l'œuvre des hommes, gaulois ou préhistoriques, bien que l'on n'ait découvert aucune arme ni ossements.

Ces souterrains forment un labyrinthe dont l'enchevêtrement mesure plus de 4 kilomètres de longueur. Des galeries s'élargissent parfois en salles qui ont jusqu'à 9 mètres de large et forment des sortes de carrefours.

Plusieurs fois assiégés, les habitants prirent l'habitude de s'y réfugier. Les séjours répétés de la population finiront par désigner chaque endroit du réseau en lui donnant un nom. On trouve ainsi : le Grand Dansoué (dansoir, salle de bal), le Grenier à sel qui débouche à ciel ouvert et aurait servi de cachette au temps de la gabelle, le Quartier du Roi où les prussiens firent des prisonniers en 1870, …

Le haut du village : la partie supérieure de Trôo s'appelle le château en souvenir du Louvre et ses restes du donjon. La tradition attribue à Foulques le Jeune, comte d'Anjou, au XIIème siècle, la construction d'un château fort pour remplacer la fortification établie sur la butte. C'est sans doute à l'époque de Philippe Auguste qu'on lui donna ce nom de "Louvre" par analogie avec le château que le roi construisait au bord de la Seine. Il fut démantelé vers 1590, sur ordre d'Henri IV. Une maison d'habitation a été édifiée sur les restes du donjon. Dans le verger, on peut encore distinguer des restes imposants de l'enceinte fortifiée.

Collégiale Saint-Martin de Trôo L'église de Trôo appelée Collégiale, édifiée vers 1050 est dédiée à Saint Martin. Elle fut reconstruite un siècle plus tard par Geoffroy Plantagenêt, fils de Foulques le Jeune, sur un plan en forme de croix latine.

Cet édifice a traversé la guerre de cent ans, celles de Religion, la Révolution. Aussi, certaines parties ont été restaurées au début du XVIème siècle et remaniées au cours de l'histoire.

Collégiale Saint-Martin de Trôo - Photo Nicole CHENESSEAU - mai 2006

De l'époque Plantagenêt, subsistent une partie des murs de la nef et le croisillon nord.

Au XIIème siècle, une tour terminée par une flèche en pierre, dominait le pays environnant. Détruite à une époque inconnue, elle fit place à une autre construite en charpente, brûlée elle-même par la foudre le 25 mars 1737 comme en témoigne une inscription gravée dans la pierre.

Des stalles en chêne du XVème siècle, surmontées de hautes et fines boiseries, meublent le chœur (XIIIème).

Non loin de la Collégiale, se trouve le prieuré de Notre-Dame du Marchais. Aujourd'hui en partie restauré, il a été fondé en 1124 par Haremburge, comtesse du Maine pour servir d'asile à une douzaine de moines. Son mari, Foulques le Jeune, en fit don à Guillaume, Abbé de Marmoutiers (Bas-Rhin) et peu à peu, ce prieuré devint le centre d'un pèlerinage en l'honneur de la Vierge Marie. Une grande chapelle fut également construite. Malheureusement, elle fut détruite par un incendie que les protestants allumèrent en 1547. Ses ruines nous laissent supposer qu'elle devait être fort belle.

A quelques pas de la Collégiale se trouve un puits "qui parle". Sa profondeur est d'environ 45 mètres. De tout temps vénéré par les habitants de Trôo qui en sont fiers, il a naturellement ses légendes.

Plus concrètement, il est rond, orné d'une margelle en pierre moulurée semblant dater du XVème siècle et couvert d'un toit à quatre pans. La forme concave de ses parois taillées dans le rocher, fait ressembler son excavation à l'intérieur d'un tonneau. C'est probablement cette forme qui lui permet de restituer un écho aussi remarquable et en fait ainsi sa célébrité.

le "puits qui parle" - photo Nicole CHENESSEAU - mai 2006
L'école de Trôo est de nouveau en service depuis quelques années.
La mère de Jean Claude RUTARD y a fait sa scolarité.
Nicolas PILLETTE y a été instituteur.
L' école de Trôo - Photo Jean Claude RUTARD

Archéologie, poésie, peinture, excursions, flâneries, résidences secondaires agencées dans les grottes au calcaire sec, Trôo offre un ensemble inattendu de bâtiments historiques, de curiosités et de beautés de la nature.

Le travail agricole (céréales, vignes…) dans les petites exploitations personnelles était laborieux. Pourtant mes ancêtres avaient aussi leurs joies : fêtes de village et évènements familiaux. J'aime à penser qu'ils reposent aujourd'hui dans ce lieu, à quelques centaines de mètres de la Collégiale.

Christine HOUELLEBECQ - Yves BELOTTEAU

Sources :

Si Trôo m'était conté, Abbé Bernard GUILLOT

Trôo, Pierre ALLARD, Editions du Jardin de la France

Chronique de Michel GARAULT chanoine de Trôo (1543 - 1598)

Archives familiales

Site Internet http://www.troo.org

 

 

 

 

 

Liste éclair de mes ascendants vendômois. (Voir détails sur les pages suivantes)

Patronyme

Nbre personne

Année mini

Année maxi

Commune - paroisse

Départ.

AVELINE

4

1570

1630

Trôo

41

BARDET

2

1670

1700

Trôo

41

BOURDAIS

2

1700

1735

Couture

41

BOURGOIN

2

1670

1709

Ruillé-sur-Loir

72

CHARLES

2

1600

1636

Artins

41

DE LETANG

3

1636

1701

Artins

41

FLONIER

1

1770

1790

Lhomme

72

FONTENEAU

5

1675

1785

Trôo

41

FORTIN

3

1670

1720

Trôo

41

FOUCAULT

2

1660

1697

Trôo

41

GARAULT

3

1580

1647

Trôo

41

GAUDAIS

3

1630

1675

Trôo

41

GIGOU

3

1620

1652

Ruillé-sur-Loir

72

GODINEAU

3

1600

1657

Trôo

41

GRASTIAN

2

1550

1575

Trôo

41

GUETTROT

6

1640

1803

Trôo

41

GUILLARD

2

1630

1663

Trôo

41

LAILLIER

1

    St Quentin les Trôo

41

LAILLIER

3

1580

1733

Trôo

41

LECLERC

7

1672

1794

Trôo

41

LEMAITRE

4

1650

1731

Ruillé-sur-Loir

72

LEROY

6

1570

1737

Trôo

41

LOISEAU

4

1570

1650

Trôo

41

MARDEL

3

1655

1693

Ruillé-sur-Loir

72

MARION

2

1630

1665

Trôo

41

MOREAU

2

1760

1805

Lhomme

72

NEVEU

3

1625

1675

Trôo

41

NIVAULT

1

1874

1931

Saint-Arnoult

41

NIVAULT

5

1695

1838

Couture

41

PILLETTE

12

1628

1799

Trôo

41

PINAUDIER

4

1650

1759

Ruillé-sur-Loir

72

RAMAUGER

3

1630

1698

Trôo

41

ROLLAND

5

1638

1705

Trôo

41

SOULLAY

2

1630

1660

Lhomme

72

 

 

Notice de Trôo extraite de "Paroisse et communes de France"

Démographie ancienne (feux)

Démographie contemporaine (hab.)

 
                 

1665

176

 

1790

1116

1851

941

1911

737

1709

165

  an II

1119

1856

900

1921

669

1713

161

  an IV

1212

1861

855

1926

671

1720

165

 

1801

1039

1866

863

1931

639

1725

185

 

1806

1050

1872

800

1936

577

1735

211

 

1807

903

1876

786

1946

602

1768

232

 

1820

931

1881

783

1954

543

1774

251

 

1826

954

1886

821

1962

533

1790

302

 

1831

999

1891

793

1968

433

     

1836

938

1896

754

1975

428

     

1841

913

1901

756

1982

337

     

1846

885

1906

767

1990

320

                 
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